Logo_header
MERCREDI 22 FEVRIER 2012

En marche vers la seconde génération de logiciels de gestion

09/11/2011

Le socle d'informations financières stockées par les logiciels intégrés de gestion peut aujourd'hui être utilisé pour réaliser des analyses précises de l'activité de l'entreprise et ainsi aider à son pilotage.

Après vingt ans de développement et d'implantation dans les entreprises, les PGI (ou ERP) sont aujourd'hui devenus un élément incontournable de la vie des directions financières. Quel bilan en dressent, aujourd'hui, leurs utilisateurs dans les directions financières ?


Tous s'accordent, de fait, sur l'efficience qu'apportent ces outils.

L'ERP traite d'importants -voire très importants -volumes comptables, faisant progresser la productivité de façon exponentielle. « Nous sommes 800 à la direction financière de SEB, mais sans les outils informatiques nous devrions être beaucoup plus pour faire face au traitement de nos informations de masse », juge Jean-Pierre Lac, directeur général adjoint du groupe SEB, en charge des finances. Le système permet aussi d'obtenir des données ou de réaliser des suivis qui étaient purement et simplement impossibles dans le passé. « Nous gérons quelque 180.000 matériels différents, numérotés et identifiés. Notre outil informatique nous permet d'assurer une traçabilité complète et précise de chacun d'eux, à chaque moment », affirme Alain Loeb, directeur financier de Kiloutou. Concrètement, la force de travail libérée peut alors être affectée à des tâches à valeur ajoutée. « A la réception d'une facture, il fallait dans le passé vérifier manuellement le bon de commande et le bon de livraison. Aujourd'hui, c'est un processus automatisé et les équipes peuvent se concentrer sur la cohérence des opérations, des volumes des achats, etc. », indique Alain Loeb.

 

Implantation longue et chère

 

Toutefois, le passage à un système de gestion de type ERP n'est pas simple. « Cela induit un profond changement dans la façon de travailler et touche tous les hommes de l'entreprise dans leur organisation, car les ERP ont de fortes contraintes : ce sont les hommes qui doivent s'y adapter et non le contraire, explique Alain Loeb. Il faut savoir prendre du temps pour réaliser un véritable projet de conduite du changement. » De fait, l'implantation d'un logiciel de gestion peut prendre plusieurs années. Chez Kiloutou, par exemple, le projet a été démarré en 2003, pour une installation complète en 2007. Et le poids financier est à la mesure de l'ampleur du projet... Plusieurs millions d'euros chez Kiloutou, entre 8 et 9 millions d'euros pour le groupe SEB. En outre, l'investissement n'est pas bouclé une fois pour toutes : chaque année, il faudra remettre la main à la poche pour développer et améliorer le système. « Les projets d'ERP restent coûteux et délicats à mettre en oeuvre. Même si la plupart des entreprises se disent satisfaites, la majorité d'entre elles reconnaît ne pas en avoir tiré les bénéfices attendus. Il faut avouer que les bénéfices escomptés sont souvent mal chiffrés et que dans de nombreux cas le pilotage des projets, au lieu d'être focalisé sur la solution informatique, devrait être tourné vers l'obtention des bénéfices métier », indique Frédéric Doche, président fondateur de Décision performance Conseil et coprésident de la commission de contrôle de gestion de la DFCG.

 

En outre, l'ERP n'est en réalité qu'une énorme base de données. Pour en tirer le maximum, il faut savoir lui agréger des outils de pilotage qui viendront piocher dans les informations stockées. Nombre d'entreprises n'en sont encore qu'aux prémices de cette seconde étape. « Nous pouvons réaliser toutes les extractions dont l'activité a besoin, pour connaître par exemple les ventes par marque, par canal de distribution, etc. », précise Jean-Pierre Lac. « Nous pouvons désormais calculer la rentabilité d'un programme tel que "Masterchef" de manière globale, ou l'analyser pour la chaîne TF1, pour le Web, ainsi que pour les produits dérivés », précise Philippe Denery, directeur général adjoint finances du groupe TF1. « Les enjeux actuels sont dans une information permanente, à tout moment et n'importe où : la technologie doit être au service de l'usager et aller vers lui », estime Thierry Luthi, le directeur financier de l'éditeur de logiciels et progiciels de gestion Cegid. Téléphone mobile, tablettes, etc. : la finance d'entreprise se doit, elle aussi, de progresser vers les nouveaux moyens de communication...


Source : http://www.lesechos.fr - Publié le 9 nov 2011 par C.DE

Soyez informé sur notre revue de presse avec

 

Linkedin

Viadeo

Facebook