
Cognac pleure, les vins doux et de liqueur rient05/01/2012
Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. La dernière loi de financement de la Sécurité sociale a des conséquences très différentes pour les spiritueux et pour les vins doux naturels (VDN) et autres vins de liqueur. « L’article 22 de la loi augmente de presque 10 % le droit de consommation ou accises applicables aux alcools. Au lieu de payer 1 514,47 € par hectolitre d’alcool pur (AP), un metteur en marché de cognac va, par exemple, désormais acquitter 1 660 €/hl d’AP », explique Gilles Rouvière, responsable des affaires juridiques et économiques de la Fédération française des spiritueux. En revanche, le nouveau système est avantageux pour les vins doux naturels et autres produits intermédiaires, notamment les vins de liqueur (floc de Gascogne, pineau des Charentes et macvin du Jura). Avec la récente loi, les VDN vont supporter une accise de 45 €/hl contre 56,40 €/hl auparavant. Les vins de liqueur vont passer à 180 €/hl volume contre 223,51 € jusqu’alors. Cela représente une baisse de la taxation de 20 %. « Jusqu’à présent, cette cotisation ne taxait que les boissons titrant plus de 25° d’alcool. La taxation était de 0,16 € par décilitre. Désormais, toutes les boissons titrant plus de 18° sont concernées. À la place d’une seule taxe, le législateur a prévu deux cotisations. Celle sur les spiritueux s’élève à 533 €/hl d’AP. Les autres boissons titrant plus de 18° sont désormais soumises à une cotisation de 45 € par hectolitre volume », poursuit le spécialiste.
Source : http://www.lavigne-mag.fr - Publié le 4 janvier 2012 par AA |
|






